Et si, sans le vouloir, tu limitais ton enfant ?

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On pense souvent protéger nos enfants en les aidant à “garder les pieds sur terre”.
Mais parfois, une simple phrase prononcée avec bienveillance peut semer le doute… et limiter leur confiance en eux.

Dans cet article, on va voir comment nos mots influencent les ambitions de nos enfants, pourquoi c’est si important entre 6 et 12 ans, et surtout : comment les encourager sans les freiner.

Quand tu crois protéger ton enfant… mais que tu le limites

Imagine : ton enfant te dit avec enthousiasme :
“Maman, je veux m’acheter ce sac !”

Tu regardes le prix et tu réponds :
“C’est trop cher.”
“Tu risques d’être déçu.”
“Choisis plutôt quelque chose de plus simple.”

Ton intention est positive. Tu veux éviter une frustration.
Mais en réalité, tu plantes une graine de doute :

  • “Ce que je veux est trop grand pour moi.”
  • “Je ne suis pas capable.”
  • “Je devrais viser plus bas.”

Pourquoi c’est crucial entre 6 et 12 ans

À cet âge, l’enfant construit son identité et son sentiment de compétence.

  • Selon Erik Erikson : c’est la phase “industrie vs infériorité”.
    ➡️ Soit l’enfant se sent capable d’agir et de réussir.
    ➡️ Soit il développe une impression de ne jamais être à la hauteur.
  • Selon Maria Montessori : c’est l’âge du jugement personnel.
    ➡️ L’enfant cherche à comprendre le monde, tester ses idées et trouver sa place.
  • Selon Albert Bandura : c’est la période où l’auto-efficacité se développe.
    ➡️ Plus un enfant croit qu’il peut réussir, plus il persévère.

Chaque mot, chaque réaction parentale peut renforcer sa confiance… ou créer une barrière intérieure durable.

L’effet caché de certaines phrases

Quand tu dis à ton enfant :

  • “C’est trop compliqué.”
  • “Tu ne vas pas y arriver.”
  • “C’est trop cher pour toi.”

Tu crois l’aider.
Mais sur le long terme, ces phrases peuvent générer :

  • Une peur de rêver grand.
  • Le sentiment de ne pas être à la hauteur.
  • Une tendance à s’auto-limiter.

Comment encourager ton enfant sans le freiner ?

La bonne nouvelle, c’est qu’il existe une autre façon de réagir.

Au lieu de dire “non” directement, tu peux :

  • Valider son envie : “Tu as raison, ce sac est vraiment beau.”
  • Encourager sa réflexion : “Tu as une idée de comment tu pourrais économiser ?”
  • L’accompagner dans un plan : “Et si on voyait ensemble combien de temps ça prendrait ?”

Même s’il n’atteint pas son objectif, il aura appris à :

  • Structurer un projet.
  • Gérer la frustration.
  • Persévérer malgré les difficultés.

L’importance de laisser expérimenter

Dire “c’est trop cher pour toi” empêche ton enfant d’expérimenter par lui-même.
Or, c’est en essayant, en se trompant et en ajustant qu’il développe :

  • Son autonomie,
  • Son intelligence financière,
  • Son esprit critique.

Laisse-le tester, même s’il abandonne en cours de route.
Ce n’est pas un échec : c’est un apprentissage.

Conclusion : sois le cadre, pas le frein

Ton enfant n’a pas besoin que tu limites ses ambitions.
Il a besoin que tu l’accompagnes, que tu cadres son énergie, sans couper ses rêves.

La prochaine fois qu’il te partage une envie ambitieuse, rappelle-toi :

  • Ne dis pas tout de suite “c’est trop compliqué”.
  • Pose des questions.
  • Encourage son raisonnement.

Parce qu’au fond, ce que tu dis devient ce qu’il croit.
Et ce qu’il croit devient ce qu’il ose faire… ou pas.

Pour aller plus loin :

Si cet article t’a parlé, tu peux t’abonner au podcast La Montessori Financière, où l’on parle d’éducation financière des enfants avec douceur, stratégie et bon sens.

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